Mettre ses limites et savoir dire non.

Mettre ses limites? Savoir dire non? C’est quoi ça?

Vous est-il déjà arrivé de « toucher le fond » comme on dit? Vous savez ce stade où l’on réalise que l’on a atteint nos limites?

 En effet, des limites on en a de toutes sortes! Je pense que dans les débuts d’une vie, on apprend surtout à jongler avec nos limites dites « personnelles ». Du genre  » je suis capable de travailler 20 heures en même temps d’étudier temps plein, mais pas plus ». Ensuite, on en rencontre des un peu plus compliquées comme les limites intellectuelles, mais je pense que les pires sont les limites interpersonnelles! On ne parle plus ici simplement de ne pas trop être exigent envers soi-même par exemple, mais plutôt d’apprendre à vivre avec les autres personnalités en devant parfois mettre les points sur les « i ».

Apprendre aux gens que l’on côtoie ce que l’on accepte en tant qu’individu comme comportement et ce que l’on n’accepte pas. Effectivement, il existe dans notre beau monde une panoplie de personnalités différentes. Chacun d’entre nous sera forcément confronté un jour ou l’autre à la réalité de devoir mettre ses limites envers autrui…

Avant de continuer sur le sujet, je me permets de vous faire une petite introduction puisqu’il s’agit de mon premier article publié. J’ai passé les trois dernières années à me mettre de la pression parce que je voulais terminer l’écriture d’un livre que j’avais commencé à la suite de gros changements dans ma vie de jeune adulte. Je pensais avoir une histoire à raconter, mais je me suis rendue compte qu’en fait, ce sont des sentiments, des émotions et difficultés éprouvées que j’avais réellement envie de partager et non les faits en soit!

De plus, l’histoire que je pensais raconter est pleine de ressentiments, de blessures et surtout de passé et mon but n’est sincèrement pas de rendre les gens tristes lors de leur lecture donc voilà… Je suis une personne comme une autre, j’ai un travail, une vie sociale, des passions, etc. Je n’ai pas d’histoires extravagantes à raconter, mais j’ai cheminé tout au long de ma courte vie au travers d’un paquet de dilemmes comme tout le monde!

Je lis moi-même des articles qui ne m’apprennent pas nécessairement de nouvelles choses, mais qui m’ouvrent les yeux sur de nouvelles façons de voir celles-ci! C’est bien fait l’être humain non? On a tous des perceptions différentes! C’est, je crois, ce qui nous rend tous intéressants à notre façon! C’est ce que j’aime! Apprendre des gens simples ou moins simples et je pense qu’on a tous à apprendre de quelqu’un, un jour ou l’autre dans notre vie et ce malgré notre gros orgueil d’humain!

Tout cela pour vous introduire mes réflexions de cette semaine (et des derniers mois, mais disons qu’elles ont atteint leur stade de cuisson cette semaine) qui traitent, entre autres, de nos limites personnelles…

En plus d’être hyper exigeante envers moi-même, j’aime également que mes actes répondent aux attentes des autres! Sûrement pas la seule dans cette situation non? Dans ma tendre adolescence, je voulais changer le monde! Écouter les problèmes des gens et les aider du mieux que je pouvais. Je voulais être la bonne oreille, la « Mère Teresa » de mon entourage finalement! En fait, j’aurais même voulu être psychologue à ce moment-là.

Je me suis par contre aperçu au fil du temps que pour aider les autres, il faut d’abord être fort soi-même. Concept que je ne maîtrisais clairement pas à l’époque et qui est d’ailleurs toujours en constante amélioration selon moi. Une psychologue qui pleure de compassion devant son client? Non, je ne crois pas que ce soit fait pour moi! C’est du moins ce que j’ai réalisé quand j’ai compris qu’avant de plaire aux autres (ici en les écoutant), j’en avais beaucoup à apprendre sur moi d’abord!

Ayant fait de très mauvais choix au niveau interpersonnel pour ma petite personne en bas âge, j’ai dû restructurer ma vie et ce à plusieurs reprises. M’éloigner des profiteurs, des manipulateurs et me rapprocher de personnes que j’admire et de qui je peux apprendre par leur attitude. Bref, j’ai dû apprendre à m’écouter davantage, à être plus « égoïste ». C’était là pour moi une des premières limites que j’ai dû me fixer.

C’est pourtant un vrai coup en plein visage que j’ai reçu plusieurs années après ce cheminement (soit dernièrement) quand je me suis rendue compte que malgré tout, ma petite adolescence n’était peut-être pas si loin, car je n’ai pas réellement appris à m’écouter!

Pourquoi? Parce que aujourd’hui, je réalise que je culpabilise pour des choses qui ne sont pas nécessairement de mon essor.  Et pire, j’accepte encore des comportements de la part de mes proches qui me rendent malheureuse et je n’ose pas m’affirmer par peur de les décevoir.

J’ai peut-être appris davantage à m’écouter à certains niveaux (la santé, la confiance, etc.), mais me respecter? C’est quoi se respecter? Dire oui pour faire plaisir aux autres? Sûrement pas!

C’est quand on a une prise de conscience comme celle-là qu’on commence d’abord à en vouloir à tous ceux qui en ont « profité » de cette vulnérabilité là. Vous savez, tout nos proches qui ont accepté ces comportements, car en effet nous ne sommes pas tous pareils! Nous ne culpabilisons pas tous dès que l’on contrarie quelqu’un ou bien quand on refuse un service à un proche. Certains on une meilleure capacité d’affirmation de soi!

Pour les gens qui, tout comme moi se flagellent constamment et inconsciemment (car, je ne pense pas être seule), quoi de plus pénible que de se retrouver, par exemple, auprès de profiteurs? Vous savez ces gens à qui vous avez ouvert la porte à votre vulnérabilité et qui ont bien compris que obtenir de vous ce qu’ils veulent est facile…

Il y a également ceux qui aiment vous faire sentir coupable! Comme si vous n’en aviez pas assez de vous flageller vous-mêmes! Et bien oui, l’être humain a du bon, mais a aussi du mauvais et quand vous exposez vos faiblesses (le fait de dire oui contre notre gré par exemple), certains en profite à leur avantage! C’est, j’imagine, une forme d’intelligence dans un sens, quoi que bien lâche à mon avis! Le pire c’est que la plupart du temps, on s’en rend vite compte de ces profiteurs, mais on ose quand même pas les contrarier!

Alors voilà, c’est quand des situations comme celles-ci arrivent à profusion dans un court laps de temps que l’on réalise qu’on a une attitude autodestructrice envers nous-mêmes et que ce n’est pas la faute des autres si nous ne sommes pas capable de mettre nos limites…

Apprendre à dire non!

Quoi de plus difficile quand on a habitué la terre entière (celle bien proche de nous là, qui nous entoure) à nos attitudes bonaces? Quand on est reconnu(e) pour être celui ou celle qui est toujours présent(e), qui donne son temps au détriment de ses propres urgences, qui est toujours de la fête malgré la fatigue,  qui console malgré ses propres misères, etc.

On dit qu’on a réglé une grande partie d’un problème en le réalisant. Je crois que c’est vrai, car en faisant cela, on tasse notre orgueil d’humain l’instant d’un moment et on s’avoue nos propres faiblesses! Maintenant, comment régler ce problème et apprendre à mettre nos limites? Malheureusement pour vous (et pour moi), je n’ai finalement pas étudié en psychologie, je ne peux donc donner réponse à cette question! D’autant plus que la réponse serait forcément différente pour chacun.

Je pense toutefois que le plus important est de réaliser ce qui nous attire ces flagellations non désirables envers nous-mêmes, mais il faut également vouloir changer! La persévérance! Le reste, il s’agit probablement d’une série de « tests » à nous-mêmes, de combats entre notre vulnérabilité, nos peurs, nos valeurs et notre raison, de déceptions parfois et surtout, surtout…

Arrêter de vouloir plaire à tous et penser un peu plus à soi.

C’est effectivement impossible de se faire aimer de tout le monde et quand ça nous rend malheureux soi-même, je crois qu’on doit réellement penser à devenir un peu plus égoïste.

Pour moi, le processus commence par l’affirmation de mon défaut au travers de ce texte.

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Crédit image à la une: Leeroy pour Life of Pix.

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